La pampa des régions d'Antofagasta, Tocopilla, Iquique abrite les villes fantômes du salpêtre. Les grands voiliers venaient d'Europe en passant par le cap Horn pour charger le nitrate du Chili. Après plusieurs mois de mer, ils mouillaient dans ces rades et commençaient le déchargement / chargement de la cargaison. Des lanchas amenaient les sacs près du bord et les matelots les plaçaient "joyeusement" dans la cale. Quand tout était fini, on pouvait nettoyer le pont, hisser la croix du sud et arroser le début du retour. Et c'est reparti pour quelques mois supplémentaires et tout ça sans mettre pied à terre!
Cette page présente ces villes fantômes. Le salpêtre exploité ici était-il de la merde d'oiseau? L'origine de ces gisements de nitrate est encore contesté. Ce qui est sûr, c'est que le guano en est, pour le reste?

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Dans la pampa du salpêtre

Iquique et la dune devant laquelle attendaient les voiliers du nitrate.

El caliche, minerai d'où l'on tire le nitrate.

Voici la matière première, el caliche. Cette roche dont l'origine fait encore l'objet de débats, contient le nitrate de soude.

 

Le nitrate du Chili

Et voici le produit fini, el salitre, prêt à être envoyé au client.

Lee ruines d'Humberstone.

Nous voici dans la ville abandonnée d'Humberstone. Sur une des places, on aperçoit la tour du marché, avec son horloge.

 

Vue générale de Humberstone prise depuis le terril qui domine la ville. A gauche, les quartiers d'habitations, église, école, piscine, installations sportives... A droite, ce qui reste de l'usine.

Vue générale d'Humberstone

 

 

 

Santa Laura.

Non loin d'Humberstone, Santa Laura, une oficina plus petite avec des installations en très mauvais état mais qui permettent de mieux comprendre le fonctionnement de ces usines.

La galerie des concasseurs qui broient le minerai. Il est transporté sur un tapis roulant dans un local où il sera chauffé avec de l'eau pour dissoudre le nitrate. Ensuite décantation, cristallisation et séchage aboutiront au produit fini.

Santa Laura.

 

Place des concasseurs dans une oficina très ruinée.

Dans le désert, on trouve une multitude d'oficinas abandonnées. Le métal a été récupéré mais on voit encore le plan de l'installation, ici la rangée des concasseurs en contrebas de la route qui amène le minerai. Etait-il vraiment indispensable de saccager les murs?

Vue générale d'une oficina du désert.

Vu de plus loin, en contrebas des voies d'amenée, les soubassements des machines.

 

Une petite gare abandonnée attend un train qui ne viendra plus! Là aussi on aurait pu récupérer ce qui était utile sans tout saccager!

La gare de Teresa (après le passage des Dalton!)

 

 

Gare dans les Pintados.

Encore un qui n'est pas prêt de repartir.

 

La place et le kiosque de l'oficina Victoria, près de la panaméricaine.

Oficina Victoria

 

Maria Elena
Maria Elena, avec Pedro de Valdivia sont les seules "salitrerias" en fonctionnement avec de grosses installations.

 

Voici les différentes sortes de "caliche" et les produits finis.


Les produits du caliche


Tocopilla, une partie ancienne du port, on peut imaginer les grands voiliers au mouillage et les lanchas faisant la navette avec le wharf.

Port de Tocopilla

Port de Tocopilla

Tocopilla s'est bien modernisé, en guise de sacs, des bandes transporteuses et en guise de grands voiliers, des gros minéraliers.

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